![]() |
Isère
Grenoble /
Chartreuse Belledonne /
Sud Dauphiné Oisans
|
![]() |
L’Arselle est un plateau de 45 ha, situé à 1620m d’altitude. Cet espace est constitué de plusieurs milieux naturels dont une tourbière acide d’altitude de 25ha, une forêt mixte et des falaises en bordure.
Grâce à la diversité écologique du plateau, on y découvre une faune et une flore spécifiques à chacun de ces milieux.
En raison de cette tourbière qui constitue le plateau, de son intérêt paysager, botanique et faunistique, l’Arselle est devenue une zone naturelle protégée par un arrêté de protection de biotope n°2003-09/32 du 14 août 2003.
Elle présente un intérêt exceptionnel puisqu’elle se situe en limite occidentale de l’aire de répartition géographique du pin cembro (ou pin arolle) et Chamrousse, est la seule station des alpes françaises où cette essence se mêle au pin à crochets.
Cette cembraie est plus importante dans le secteur de Pourettes même si on en trouve sur l’ensemble de la commune.
Le pin cembro est un arbre lutteur qui s’accroche sur les éboulis les plus hauts même les barres rocheuses. Sa croissance est très lente puisqu’il lui faut 20 à 30 ans pour prendre sa taille adulte.
En ce qui concerne la dissémination de ces graines, le casse-noix moucheté joue une rôle important dans sa reproduction, puisqu’il répartit les graines dans les endroits les plus inaccessibles afin de faire ses provisions pour l’hiver. Comme le casse-noix oublie certaines cachettes, cela permet l’extension de la cembraie.
Par la présence de nombreuses espèces rares dans le secteur du lac Achard, il a été voté le 26 décembre 2000, un décret classant le site du lac achard et des balcons de Belledonne au titre de la loi paysage du 2 mai 1930. Il a été considéré comme essentiel de préserver ce site d’une superficie de 425 ha en raison de son caractère pittoresque et de son intérêt général au sens de l’article L. 341-1 du code de l’environnement. La conséquence essentielle de ce classement est de soumettre toute modification de l’état ou de l’aspect du site à l’autorisation du Ministre de l’Environnement
La plus ancienne réserve naturelle de France permet la découverte des plantes carnivores à partir de terrasses d'observation et de chemins spécialement aménagés sur caillebotis.
Il est possible de visiter ces grottes, un kilomètre durant, à partir de la ville de Sassenage. Une expérience scientifique a révélé que les Cuves de Sassenage sont en réalité une résurgence en liaison avec le célèbre gouffre Berger, situé sur le proche plateau du Vercors. Une rivière souterraine, le Furon, traverse les Cuves de Sassenage.
Une légende médiévale raconte que cet endroit aurait été l’antre de la fée Mélusine, célèbre monstre, mi-femme, mi-sirène… Après s'être enfuie du Poitou, Mélusine se serait réfugiée dans les montagnes de Villard-de-Lans, et se serait installée à Sassenage, dans une grotte du Furon, où l'on pouvait voir sa table de pierre, et la cuve où elle se baignait le samedi. L'histoire se répète là, avec le seigneur de Sassenage qu'elle séduit, avec lequel elle se marie et a un fils. Elle brise l'interdit du samedi et disparaît alors à jamais, mais continue à annoncer la mort de ses descendants. Près de la grotte, une fontaine servait à pronostiquer l'importance des moissons et vendanges à venir.