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Isère
Grenoble /
Chartreuse Belledonne /
Sud Dauphiné Oisans
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Dominant le confluent du Rhône et de la Gère, l'abbaye Saint-André-le-Bas, dont les origines pourraient remonter au VIe siècle, ne survit plus aujourd'hui que par son église et son cloître, témoins remarquables de l'art roman rhodanien.
Grâce aux revenus que produisaient leurs nombreux biens fonciers, les abbés du XIIe siècle purent s'engager dans des travaux de reconstruction et d'embellissement qui s'arrêtèrent au début du XIIIe siècle. Mais la stabilité de l'église dut déjà à l'époque donner quelques inquiétudes qui déterminèrent les architectes à épauler les murs de la nef par des arcs-boutants. Cet établissement religieux ne fut pas à l'écart de la vie publique ; l'église fut chapelle royale lors du court règne de Boson à la fin du IXe siècle. Elections ou réunions des consuls se tinrent parfois dans ses murs à la fin du XIVe siècle.
Un chef d'œuvre d'art roman L'architecture et la décoration sculptée que l'on doit aux architectes et artistes de l'époque romane témoignent de la survivance des modèles antiques, dans une cité où subsistaient des ruines de monuments romains. Comme à la cathédrale, on y remploya des éléments d'architecture antique (grandes colonnes et chapiteaux du chœur). Les thèmes iconographiques sculptés puisent aussi dans le répertoire antique : fleurons de chapiteaux corinthiens, masque d'acteur comique. Un bestiaire fantastique et des scènes empruntées à la Bible ont formé un langage imagé qui rappelait aux moines et aux fidèles la nécessaire lutte du chrétien contre le Mal, omniprésent sous la forme de bêtes monstrueuses. La restauration des galeries du cloître, achevée en 1938, ne restitua pas intégralement les dispositions d'origine ; c'est ainsi que le "cloître haut", au-dessus des galeries du rez-de-chaussée, n'a pas été maintenu. Actuellement, trois salles sont destinées aux expositions temporaires organisées toute l'année.
Vienne