![]() |
Isère
Grenoble /
Chartreuse Belledonne /
Sud Dauphiné Oisans
|
![]() |
Ce splendide tableau à trois volets, peint sur bois, dont le cadre polychrome est orné de grotesques porte la date 1541-1542, se trouve dans l'église Notre Dame de l'Assomption.
Classé monument historique depuis 1904, il a été restauré en 1994. Début 2000, il a été accueilli et présenté au Musée de l'Ancien Evêché à Grenoble. Son retour dans sa ville correspond à la réouverture de l'église qui vient d'être admirablement rénovée. Longtemps attribué à Georges Pencz, un élève de Dürer, le triptyque est sur le plan artistique un précieux témoin de la circulation des modèles entre l'Italie et les Pays du Nord, dans la première moitié du XVème siècle. Son iconographie représente l'ensevelissement du Christ, la montée au calvaire et la descente de croix. Au verso, des panneaux latéraux, on trouve un Ecce Homo et St Jérôme. Au dos du panneau central, on peut remarquer un étrange gisant. Cette oeuvre qualifiée de rarissime est le joyau de la ville.
La Tour-Du-Pin
Elevée au XIe siècle, l'église abbatiale de Saint-Chef fut un des tous premiers édifices classés Monument Historique par Prosper Mérimée en 1840.
L'église abbatiale conserve un des plus important ensemble de fresques romanes (XIIe s.) de France.
Autour de l'église, le village conserve les maisons des chanoines et des bâtiments de l'ancienne abbaye. L'abbatiale se visite librement et gratuitement, la visite guidée de la chapelle avec les fresques est obligatoire et payante.
Saint-Chef
Edifié entre 1632 et 1684. Ordre à vocation charitable, les Visitandines allient la contemplation au service des pauvres et des malades. Cette congrégation quitte le couvent à la Révolution. La commune rachète peu à peu les bâtiments et y regroupe (de 1823 à 1864) tous les services hospitaliers.
L'église de la Visitation (1664), dont il reste quelques vestiges, fut abandonnée à la ruine. Une nouvelle chapelle attenante aux bâtiments est ouverte au culte en 1887. Actuellement maison de retraite, des offices se tiennent dans la chapelle, restaurée en 1987.
l'apothicairerie est l'élément le plus remarquable de cet ensemble monumental. Construite en 1715, elle fut vendue à la Révolution et fut restituée à l'hôpital par un particulier et complétée par des panneaux de bois. Des lambris, formant placards et étagères, recouvrent l'ensemble des murs. Au plafond, des solives peintes en bleu sur fond blanc, sont décorées de rinceaux, de serpents entrelacés et de paysages crémolans, tels Saint-Hippolyte, la halle ou l'abbaye des Augustins. Des pots à pharmacie en faïence et en verre ornent les étagères.
Crémieu
Le couvent des Augustins est fondée en 1317 dans la ville neuve par le Dauphin Jean II, avec, à l'origine, 10 religieux. Adossées à l'enceinte de la cité médiévale, la chapelle et l'aile du logis abbatial participent alors à la clôture et à la défense de la ville. Le clocher est édifié en 1508 sur une tour de défense. La chapelle des Augustins ouvre sur un cloître et le corps du logis abrite de très belles salles, notamment la salle du chapitre et la salle du chauffoir. Après le départ des moines, la commune rachète les bâtiments lors de la vente des biens nationaux en 1791.
Entre les bâtiments religieux originels et les bâtiments actuels, de nombreux remaniements ont transformé cet ensemble monumental qui est resté le plus prestigieux de la ville.
Crémieu.